Diogène le Cynique – Le Clochard Céleste

C’est l’heure de déboucher une autre bouteille de ce rouge qui tache les dents et l’âme. Pose-toi deux minutes, ou barre-toi, je m’en fous. Mais si tu restes, écoute bien, parce qu’on va parler de la seule lumière qui brille encore dans les égouts de l’histoire humaine : Diogène de Sinope.

Le type n’était pas un philosophe de salon avec des mains manucurées et un compte épargne. Non, c’était un naufragé volontaire, un punk à chien avant l’invention du cuir, un mec qui avait compris que la civilisation n’est qu’une immense couche de vernis sur une montagne de merde.

L’exil : Comment devenir un génie en falsifiant de la thune

Tout commence à Sinope. Diogène n’était pas né dans le caniveau. Son vieux était banquier, ou un truc dans le genre. Ils se sont fait choper en train de falsifier la monnaie. C’est poétique, non ? Le mec commence sa carrière en cassant le système financier de sa ville. Résultat : exil. Il se retrouve à Athènes avec rien, que dalle, juste sa peau et son mépris pour les conventions.

Quand il arrive là-bas, il voit des types comme Platon. Platon, c’était le gendre idéal, le mec qui parlait de « Formes idéales » et de « Justice » en bouffant des figues sèches dans des jardins privés. Diogène l’a regardé et a dû se dire : « C’est quoi ces conneries ? ». Il a décidé que si la société ne voulait pas de lui, il allait lui montrer à quoi ressemble un homme une fois qu’on lui a tout enlevé.

La vie dans le pot de fleurs géant

Il n’avait pas de maison. Il s’est installé dans un pithos, une énorme jarre de terre cuite qui servait à stocker le vin ou l’huile. Imagine le tableau : les riches Athéniens en toges de soie passent pour aller au Sénat, et ils croisent un barbu qui sent le vieux bouc, vautré dans un pot cassé, en train de pisser sur le trottoir.

Un jour, il voit un gamin boire de l’eau dans le creux de ses mains. Diogène sort son écuelle de sa besace — le seul truc qu’il possédait — et il la balance dans le caniveau : « Un gosse m’a battu en simplicité ! » hurlait-il. Le mec faisait la course vers le zéro absolu. Il voulait être aussi libre qu’un chien errant. C’est pour ça qu’on l’appelait « Le Chien ». Et au lieu de s’en vexer, il en a fait sa marque de fabrique. Les chiens ne mentent pas, ils ne portent pas de masques, ils chient quand ils ont envie de chier et ils aiment ceux qui leur font du bien.

La branlette et la lanterne : La performance ultime

On parle souvent de sa sagesse, mais on oublie de dire que c’était un emmerdeur de compétition. Le mec se masturbait en plein milieu du marché (l’Agora). Quand les gens hurlaient au scandale, il répondait avec ce calme olympien qui caractérise ceux qui n’ont plus rien à perdre : « Si seulement il suffisait de se frotter le ventre pour ne plus avoir faim… »

C’était ça, sa philosophie. Une attaque frontale contre l’hypocrisie. Il se baladait aussi en plein jour avec une lanterne allumée, la collant sous le nez des passants.

— « Qu’est-ce que tu fous, Diogène ? »

— « Je cherche un homme, » répondait-il.

Sous-entendu : je ne vois que des esclaves de leurs désirs, des menteurs en costume, des ombres qui courent après le vent. Pas un seul être humain authentique à l’horizon. C’est dur, mais c’est vrai. Regarde autour de toi dans le métro demain matin, et tu verras que la lanterne de Diogène serait toujours éteinte.

Le face-à-face avec le Maître du Monde

Et puis il y a eu Alexandre. Le Grand. Le mec qui avait soumis la Grèce, écrasé les Perses et dont le nom faisait trembler les montagnes. Alexandre veut voir le phénomène. Il débarque avec sa suite, ses armures brillantes, sa puissance qui pue à des kilomètres. Il trouve Diogène allongé au soleil, sûrement en train de contempler le vide magnifique de son existence.

Alexandre, généreux (ou arrogant, c’est pareil), lui dit : « Demande-moi ce que tu veux, Diogène, et je te l’accorderai. »

Le monde entier aurait demandé de l’or, des terres, ou la vie d’un ennemi. Diogène a juste plissé les yeux face à cet éclat de métal et de gloire qui lui barrait la vue. « Pousse-toi un peu de mon soleil, » a-t-il lâché.

C’est le plus beau « va te faire foutre » de l’histoire. Il a rappelé au conquérant de l’univers que, malgré toute sa puissance, il n’était qu’un obstacle entre un homme libre et la lumière naturelle. Alexandre, qui n’était pas totalement con, a dit à ses potes qui rigolaient : « Si je n’étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène. » La vérité, c’est qu’Alexandre était l’homme le plus riche du monde, mais il enviait le clochard parce que le clochard n’avait besoin de personne pour être complet.

La fin du voyage (et pourquoi on est tous des perdants)

Même sa mort est une légende de comptoir. Certains disent qu’il a bouffé un poulpe cru, d’autres qu’il s’est fait mordre par un chien, ou qu’il a simplement décidé d’arrêter de respirer parce qu’il en avait marre de voir vos tronches. Avant de crever, il a demandé qu’on jette son corps par-dessus les murs de la ville pour que les animaux se régalent. « Pourquoi ? » lui a-t-on demandé. « Parce que je veux être utile aux bêtes après avoir été inutile aux hommes. »

On vit dans une époque où l’on nous vend du « minimalisme » à 2000 euros la table en pin suédois. On suit des gourous du bien-être qui nous expliquent comment respirer par le cul pour être productifs. Diogène, lui, nous dit que tout ça, c’est de la pisse de chat. La seule vraie liberté, c’est de pouvoir regarder le mec le plus puissant du monde et de lui dire qu’il fait de l’ombre à ton bonheur.

Alors, ce soir, quand vous rentrerez dans vos appartements trop chers pour y dormir cinq heures avant de retourner trimer, pensez à l’homme dans sa jarre. Il n’avait rien, mais il possédait le soleil. Et vous, vous possédez quoi à part un abonnement Netflix et une angoisse qui ne s’éteint jamais ?

C’était Fantski. Si cet article vous a donné envie de jeter votre télé par la fenêtre, c’est que j’ai bien fait mon boulot.

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La Mécanique de l’Effondrement : Pourquoi ton corps te trahit après la fête

Midi. Le soleil tape sur les vitres sales avec l’insistance d’un créancier qui n’a plus rien à perdre. Je suis étalé sur le lino de la cuisine, l’oreille collée au sol froid, et j’écoute le bruit du monde qui continue de tourner sans moi. C’est une insulte. Chaque voiture qui passe dans la rue est une agression, chaque oiseau qui chante est un petit terroriste lyrique.

On appelle ça une « gueule de bois ». Un terme bien trop poli pour décrire l’état d’un homme dont les organes internes ont décidé de faire sécession. En réalité, c’est un chantier de démolition chimique. Ce n’est pas juste que tu as vieilli, ou que la vodka était bon marché. C’est que tu as transformé ton métabolisme en une expérience de laboratoire qui a mal tourné.

1. Le Bourreau Moléculaire : L’Acétaldéhyde

Quand tu descends ton premier verre, ton foie sourit. Il se dit qu’il va gérer ça. Il utilise une enzyme appelée l’alcool déshydrogénase pour transformer l’éthanol en quelque chose d’autre. Et c’est là que le cauchemar commence.

Ce « quelque chose d’autre », c’est l’acétaldéhyde.

Retiens bien ce nom, c’est le grand méchant de l’histoire. Si l’alcool est un amant volage, l’acétaldéhyde est le tueur à gages qu’il envoie pour finir le travail. Scientifiquement parlant, cette substance est 30 fois plus toxique que l’alcool pur. C’est elle qui provoque les sueurs froides, les battements de cœur qui résonnent dans tes dents et cette envie pressante de rendre ton dernier repas au carrelage des chiottes.

En temps normal, une seconde enzyme (l’aldéhyde déshydrogénase) vient transformer ce poison en acétate, qui est inoffensif. Mais hier soir, tu n’as pas été raisonnable. Tu as saturé la machine. Ton foie, ce pauvre bougre, s’est retrouvé avec une file d’attente de poison longue comme un jour sans pain. Alors l’acétaldéhyde stagne. Il se promène dans ton sang, il brûle tes tissus, il insulte tes ancêtres. Tu n’as pas « mal aux cheveux », tu es littéralement empoisonné de l’intérieur.

2. La Soif du Désert et le Cerveau qui Rétrécit

Pourquoi ton crâne semble-t-il sur le point d’exploser ? C’est une question de plomberie.

L’alcool est un diurétique impitoyable. Il inhibe l’hormone antidiurétique (la vasopressine), celle-là même qui dit à tes reins : « Hey, garde un peu d’eau, on en a besoin pour survivre ». Sans cette hormone, tu pisses comme une fontaine romaine toute la nuit. Tu te sens léger, tu te sens fluide. Mais la réalité est plus sombre : tu te vides de ton essence.

Ton cerveau est composé à environ 75 % d’eau. Quand le niveau baisse, il ne fait pas de manières : il rétrécit. Littéralement. Il se rétracte comme une vieille prune oubliée au soleil. En faisant cela, il tire sur les méninges, ces membranes fibreuses qui le relient à la paroi de ton crâne.

Note du naufragé : Ce martèlement que tu entends chaque fois que tu clignes des yeux ? C’est le signal de détresse de ton cerveau qui essaie de ne pas se détacher de la paroi crânienne. Chaque mouvement est une torture parce que ta cervelle flotte dans un réservoir à sec.

3. Le Grand Mythe : Le Verre du Lendemain

On connaît tous ce type au comptoir qui te dit, l’œil vitreux : « Reprends une petite mousse, ça va te recalibrer les fluides ».

C’est une connerie monumentale. C’est l’équivalent de vouloir éteindre un incendie en jetant un seau d’essence parce que « le liquide, ça éteint le feu ».

Voici la réalité biologique : si tu bois de l’alcool alors que tu es déjà en pleine agonie, ton foie — qui est un organe un peu simple d’esprit — va arrêter de traiter l’acétaldéhyde toxique pour s’occuper de la nouvelle dose d’éthanol que tu viens d’envoyer.

  • Tu te sens mieux ? Oui, pendant trente minutes.
  • Tu as réglé le problème ? Non. Tu as juste mis la douleur en pause.

Tu es en train de contracter un prêt à taux usurier auprès de la banque de la souffrance. Et crois-moi, quand l’intérêt tombera ce soir ou demain matin, tu vas regretter de ne pas être mort sur le sol de ta cuisine.

Comparatif des Misères : Ce qui t’achève vraiment

SymptômeCause RéelleCe que ton cerveau embrumé croit
Nausée de l’enferAccumulation d’acétaldéhyde et irritation gastrique.« C’est le kebab de 4h du mat’. »
Céphalée foudroyanteTraction des méninges due à la déshydratation.« Le plafond est trop bas aujourd’hui. »
TremblementsChute de glycémie et sevrage léger du système nerveux.« J’ai juste besoin d’un café. »
Regret existentielBaisse de dopamine et de sérotonine (le contrecoup).« Ma vie est un échec total. »

Conclusion : La Seule Issue

Il n’y a pas de remède miracle. Les pilules miracles, les mélanges de grand-mère à base de citron et de sel, les incantations vaudou… Tout ça, c’est du vent. La science est formelle : ton corps a besoin de temps pour évacuer les cadavres de tes excès.

Il te faut de l’eau, de l’obscurité, et une bonne dose d’humilité. Accepte la douleur. C’est le prix à payer pour avoir essayé d’être un dieu pendant quelques heures alors que tu n’es qu’une outre pleine de viande et de mauvaises décisions.

Moi ? Je vais rester ici, sur ce lino. Le froid me rappelle que je suis encore en vie, même si c’est par accident.

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Allez, traîne-toi jusqu’au robinet. C’est un ordre.

La Relativité Générale : Quand Einstein a mis Newton sur le banc de touche

Salut les cinglés de la science,

Si vous avez écouté l’épisode 2 de Que des conneries, Fantski !, vous savez maintenant qu’Einstein n’en avait pas fini avec nous en 1905. Non, le bougre a remis ça dix ans plus tard avec un truc encore plus démentiel : la relativité générale.

De la restreinte à la générale : What the fuck happened?

Petit rappel pour ceux qui débarquent comme des cons : dans l’épisode 1, on a parlé de la relativité restreinte. Le temps qui ralentit quand tu vas vite, l’espace qui se contracte, E=mc². Tout ça, c’était valable pour des mouvements en ligne droite, à vitesse constante. Genre, tu flottes dans l’espace intersidéral sans accélérer, sans tourner, peinard.

Sauf que dans la vraie vie, putain, rien ne bouge comme ça. Tout accélère. Tout tourne. Tout se tire la bourre avec la gravité.

Et c’est là qu’Einstein s’est dit : « Tiens, et si je réglais définitivement son compte à Newton ? »

Newton avait tout faux (enfin presque)

Pendant plus de 200 ans, on a cru Newton sur parole. La gravité ? Une force qui attire les objets les uns vers les autres. La Terre t’attire, tu tombes, merci bonsoir. Simple, efficace, ça marchait plutôt bien pour envoyer des fusées sur la Lune.

Mais Einstein, lui, il a regardé ça et il a dit : « Non. C’est des conneries. »

Selon lui, la gravité n’est pas une force. C’est de la putain de géométrie.

L’espace-temps, ce drap cosmique défoncé

Imagine un drap bien tendu. Tu poses une boule de bowling dessus : ça fait un creux, une déformation. Si tu fais rouler une bille à côté, elle va suivre la pente et tourner autour de la boule. Elle n’est pas « attirée » par la boule. Elle suit juste la courbe du drap.

Eh bien l’espace-temps, c’est pareil.

Les objets massifs — le Soleil, la Terre, Jupiter, ta belle-mère — ils déforment l’espace-temps autour d’eux. Et les autres objets ? Ils ne subissent pas une « force » mystérieuse. Ils suivent simplement les courbes de l’espace-temps. Ils tombent dans les plis créés par la matière.

Tu n’es pas attiré par la Terre. Tu tombes dans le creux qu’elle crée dans le tissu de l’univers.

Classe, non ?

Les prédictions de fou furieux d’Einstein

Et c’est pas tout. La relativité générale a prédit des trucs complètement barrés :

Les trous noirs

Des endroits où la masse est tellement concentrée que l’espace-temps est plié à l’extrême. Tellement plié que même la lumière ne peut plus s’en échapper. C’est le trou du cul cosmique ultime : ce qui rentre ne ressort jamais.

Les ondes gravitationnelles

Quand deux trous noirs se rentrent dedans (oui, ça arrive), ils créent des vagues dans l’espace-temps. Des ondulations qui se propagent à la vitesse de la lumière dans tout l’univers. Einstein a prédit ça en 1916. On les a détectées pour la première fois en 2015. Un siècle plus tard. Ce fils de pute avait raison.

La déviation de la lumière

La lumière, elle aussi, suit les courbes de l’espace-temps. Donc quand elle passe près d’un objet massif comme le Soleil, elle se plie. On a vérifié ça dès 1919 pendant une éclipse solaire. Einstein est devenu une star mondiale du jour au lendemain.

Restreinte VS Générale : le match

Pour récapituler comme si vous étiez des gamins de 5 ans :

Relativité restreinte (1905) :

  • Mouvements uniformes en ligne droite
  • Pas d’accélération
  • Pas de gravité
  • Le temps et l’espace sont relatifs selon ta vitesse

Relativité générale (1915) :

  • Inclut l’accélération et la rotation
  • Explique la gravité (qui devient de la géométrie)
  • S’applique à tout l’univers
  • L’espace-temps se déforme sous l’effet de la matière et de l’énergie

En gros, la relativité générale, c’est la relativité restreinte qui a pris de la masse et qui gère maintenant tout le bordel cosmique.

Conclusion : Einstein, ce génie alcoolique de l’univers

Newton avait fait du bon boulot. Vraiment. Ses équations marchent encore super bien pour la vie de tous les jours, pour envoyer des sondes spatiales, pour construire des ponts. Mais Einstein, ce con de génie, il a compris que l’univers était bien plus tordu, bien plus étrange que ce qu’on imaginait.

Il a transformé la gravité en géométrie. Il a fait de l’espace et du temps des choses malléables, déformables, vivantes. Il a prédit des trous noirs et des ondes gravitationnelles avant même qu’on ait les outils pour les détecter.

Et tout ça en fumant sa pipe et en jouant du violon comme un poète maudit de la physique.

Voilà, c’était l’épisode 2. La prochaine fois, on attaque peut-être la mécanique quantique. Préparez-vous à devenir complètement cinglés.

Portez-vous bien, bande de trous du cul gravitationnels.

Fantski


P.S. : Si t’as aimé cet épisode, balance un commentaire, partage le podcast, fais péter les likes. Et si t’as pas aimé, va te plaindre à Newton, il s’en fout, il est mort.


ÉCOUTER L’ÉPISODE :

Einstein et sa relativité restreinte

Il y a des jours où vous êtes assis à votre bureau, l’âme en compote, à compter les fissures du plafond en attendant la fin de l’après-midi. Puis il y a Albert Einstein en 1905, dans son trou à rat administratif de Berne, qui, lui, a réussi à faire craquer l’univers entier pendant ses heures de boulot. C’est l’histoire d’un type qui, au lieu de remplir des formulaires en triple exemplaire, a griffonné sur un coin de nappe les lois qui allaient pulvériser notre conception du réel.

Imaginez la scène : la fumée de pipe qui colle aux rideaux, l’odeur de vieux tampon encreur et de transpiration. Einstein, l’employé de troisième zone, rêvasse devant une horloge. Sauf que son rêvasse, à lui, ce n’est pas penser à ce qu’il va bouffer le soir. C’est se demander ce qui arriverait s’il chevauchait un rayon de lumière.

Le résultat ? Une claque cosmique. La relativité restreinte, ce n’est pas un truc pour esthètes en blouse blanche. C’est la physique du gars qui a compris que l’univers joue aux dés pipés dans l’arrière-salle d’un bar.

Dans notre premier épisode de « Que des conneries, Fantski ! », on a passé cette théorie au tamis de l’absurde et du vulgaire. On y explique, sans formule chiante, que :

1. La lumière est le seul vrai dur à cuire de la galaxie. Peu importe que vous lui couriez après ou que vous fuyiez devant, elle file à la même vitesse implacable. C’est le flic suprême de l’espace.

2. Plus vous approchez de cette vitesse, plus la réalité devient une mauvaise trip. Le temps se met à ramasser la poussière, votre masse gonfle comme un ego, et vous rétrécissez. Un voyage aller-retour pour Alpha du Centaure à cette allure, et vous revenez avec votre baguette de pain devenue fossile, tandis que vos petits-enfants ont votre âge.

3. Et puis il y a ce coup de pied au cul final : E = mc². Trois petits symboles qui disent que tout, absolument tout – votre tasse de café, votre chat, l’air que vous poussez – est une bombe d’énergie en sommeil. Einstein a trouvé le code-barres de la matière. Et il l’a fait entre deux rapports à classer.

Cet épisode, c’est l’histoire d’une des plus belles revanches de l’histoire. Celle du petit gratte-papier sans importance qui a regardé l’horloge universelle et lui a dit : « Toi, tu déconnes ». Il nous a laissé un monde où le temps est élastique, l’espace est courbe, et où les certitudes les plus solides ont la consistance d’une cuite de dimanche matin.

Écoutez l’épisode ici :

Spotify: https://creators.spotify.com/pod/profile/dmitri-fantski/episodes/Einstein-la-dit–Le-Temps–cest-de-la-merde-e3ddau2

Apple Podcast: https://podcasts.apple.com/us/podcast/que-des-conneries-fantski/id1867719759

PocketCast: https://pca.st/21dqk0ii

Youtube: https://youtu.be/hLRglvDj2Hc

Il dure un peu plus de trois minutes. Le temps de finir votre café et de comprendre que, peut-être, vos pires journées de bureau recèlent aussi un peu de génie en puissance. Ou pas. En tout cas, ça vous changera des conneries qu’on vous raconte d’habitude.

Alors, la prochaine fois que vous serez bloqué dans un métro qui sent le désespoir et le sandwich au thon, pensez-y : l’espace-temps autour de vous est peut-être en train de se tortiller dans tous les sens. C’est moins réconfortant qu’un chocolat chaud, mais infiniment plus drôle.

On a fait griller la physique, bu une bière avec Einstein, et tout raconté dans « Que des conneries, Fantski ! ». Abonnez-vous pour ne pas rater le prochain épisode, où on s’attaquera à un autre monument scientifique avec la subtilité d’un éléphant dans un bar.