Astéroïde

Que la vie est douce lorsqu’on rencontre la bonne personne.
On voit les choses sous un angle totalement différent,
Nos corps nus s’entrechoquent et rendent heureux le firmament,
Avant d’être parents, nous sommes tous de bestiaux amants.
L’amour est une belle alchimie, n’est-ce pas mon cher Wilson ?

Une griffure, une morsure, on aime tous l’amour torride,
Des va-et-vient, un rythme très irrégulier et incessant
Le souffle coupé, la transpiration sur nos cous coulant,
On résiste, on donne tout, on démontre tout notre talent,
L’extase, cette belle croisière sur un astéroïde.

Cette fois-ci, c’est la bonne

Tom aimait la vie, de manière générale. Tom était ce qu’on peut appeler communément un bon vivant. Mais Tom était, avant toute chose, un rêveur né.
De nature quelque peu terre-à-terre, Tom se posait souvent la seule vraie question que tout homme normalement constitué se pose : « Comment devenir riche ? »

Alors, bien sûr, il y avait la solution qu’on nous enseignait dès notre enfance, c’est-à-dire travailler.
Mais Tom connaissait pertinemment l’étymologie du mot « travail ». C’était la raison pour laquelle il était le genre d’Homme qui ne se tuait à la tâche que moyennement.
Attention, n’allez pas croire qu’il n’avait pas d’emploi, non, il travaillait bel et bien. C’est simplement qu’il ne s’attendait pas à mener la vie dont il rêvait chaque soir uniquement grâce aux revenus de son travail.

Souvent, il essayait de trouver une réponse à sa fameuse question relative à la richesse. Bon, on ne peut pas affirmer que ses premières idées furent des plus prometteuses.

Avec un physique plus qu’acceptable, il a bien pensé à faire gigolo… Seulement, l’idée de coucher avec une femme de l’âge de sa mère l’écœurait quelque peu. Même si, il est utile de préciser qu’après quelques verres de bourbons, il peut revenir sur cette idée. Mort saoul, lors d’une partie de poker, il avait tout de même affirmé qu’il était prêt à baiser sa mère s’il perdait.

Oublions l’idée de vendre son corps alors. Que lui restait-il ? Faire des affaires, bien évidemment.
Comment pouvait-il s’y prendre ? Le commerce étant un secteur hautement concurrentiel, il va lui falloir une idée géniale ou alors beaucoup d’innovation.
Avec des marges de près de 300 à 400%, le secteur des substances illicites semblait la parfaite solution.
Seulement, là encore, il y avait un hic. Tom était un jeune mec avec la bouille en brie de Jack Palance, une coupe au gel, le muscle saillant… et du haut de son mètre cinquante, il était difficile d’imaginer qu’il pourrait impressionner ses éventuels détracteurs.
Conclusion : Tom n’était pas forcément taillé pour vendre de la cocaïne.

Mais alors, comment devenir multimillionnaire à l’image de Dan Bilzerian ? Cette question le hantait au quotidien.
La réponse, il la trouva aux aurores. Un matin, se rendant au travail de bonne heure comme tout bon salarié qui se respecte, il leva les yeux vers une affiche publicitaire dans le métro parisien… et là, éclair de génie ! Mais oui, dire que c’était devant ses yeux depuis tout ce temps !

Son Saint Graal tenait en deux mots : paris sportifs ! Mais oui, s’il y avait bien un domaine où l’on pouvait se faire de l’argent facilement, c’était bien celui des paris sportifs.

Ne sachant pas très bien quelle technique adopter au départ, il choisit d’y aller d’une manière qu’il appréciait à tout point de vue : de la manière forte.
Cela se traduisait par des mises surdimensionnées sur des équipes de football issues de villes qu’il ne savait même pas situer sur une carte.

Ce qu’il y a de vicieux avec les paris, c’est que bien souvent, les premières fois, on a tendance à gagner. Cela altère la perception de ces jeux d’argent et on en vient vite à penser qu’il s’agit effectivement d’une façon simple pour faire fortune.
Tom n’a pas été épargné par cette règle. Il a gagné de fortes sommes d’argent au départ de sa carrière de parieur fou. Ce qui le poussa à augmenter ses mises et à les diversifier.

Croyant avoir trouvée sa ruée vers l’or, il pariait de façon frénétique, il était comme possédé par le démon des jeux. Sans qu’il s’en rende compte, il dilapidait son pécule au fur et à mesure.
Et comme la chance n’est pas toujours du côté qu’on le pense, il perdait régulièrement.
Mais que fait-on quand on perd ? Et bien, on tente de se « refaire ». Traduisez cela par miser davantage.

Il s’agit-là d’un cercle sans fin dans lequel, une fois embarqué, on a du mal à s’en sortir. Et c’est exactement ce qui était en train d’arriver à Tom.

À force de tuyaux manqués, de paris farfelus ou autres combinaisons douteuses, il en arriva à un point où, il dut revenir à l’une de ses premières idées pour effacer ses ardoises…
Il faut savoir que certains prêteurs sur gage sont grandement adeptes des fellations…

Mais n’oubliez pas le mot d’ordre : la prochaine fois, on va se refaire.