Le malin

Dmitri avait dans les quatre ou peut-être cinq ans quand cela s’était passé. Il vivait dans un village plutôt isolé au fin fond de la Roumanie. À l’époque, il n’avait pas vraiment conscience de ce qu’était la vie. Il vivait juste, il était constamment heureux. La vie ne devient réellement difficile que lorsque les premières pulsions sexuelles arrivent. Vous devez probablement savoir de quoi je parle.

Il vivait avec ses parents au premier étage de la maison familiale. Au rez-de-chaussée se trouvait l’atelier de menuiserie de son père. C’était là l’affaire familiale. Ainsi, il était le fils du menuisier du village. C’était plutôt cool comme statut.
La maison mitoyenne était celle de ses grands-parents paternels. Ses grands-parents maternels vivaient à une vingtaine de minutes à pied de là.

Sa mère fut l’une des premières femmes du village à avoir son permis de conduire et une voiture. C’était tout de même quelque chose à l’époque. Le style de vie était plus proche du Moyen-Âge que de l’époque contemporaine.

Un jour, ils allèrent rendre visite à ses grands-parents maternels. Ils y passèrent l’après-midi et une bonne partie de la soirée. Dmitri tombait de fatigue. Mais il résistait pour faire comme les grands. Et, accessoirement, il était plus qu’excité par la journée qui l’attendait le lendemain. En effet, il devait accompagner sa mère en ville en voiture. C’était réellement un truc qui le faisait triper.

Les heures passaient, mais les grands ne semblaient pas décidés à mettre fin à leurs conversations auxquelles il n’y comprenait pas grand-chose. Il récita cinq « Notre Père » dans sa tête pour qu’ils se décident enfin à rentrer. Ses prières furent vaines, car cela continuait et continuait…

« Maman ?

Oui mon petit chéri ?

Quand est-ce qu’on rentre ?

Bientôt mon chéri, bientôt. Mais va t’allonger sur le lit, je te réveillerai quand on partira.

OK. »

Il alla donc s’allonger quelques instants dans le lit. Il se dit qu’il ne dormirait que quelques minutes afin d’estomper un peu sa fatigue qui devenait de plus en plus pressante. Il ôta simplement ses chaussures et s’allongea, tout habillé qu’il était, dans le lit. Morphée ne tarda pas à l’envelopper dans ses bras. En à peine deux minutes, il trouva le sommeil du juste et dormait la bouche ouverte, la bave lui coulant sur la joue.

Il ouvrit les yeux au bout de quelques minutes selon ses estimations. En réalité, il faisait déjà nuit noire et, se relevant, il observa qu’à côté de lui il y avait son cousin qui avait dormi également là et son frère. Dans l’autre lit, son grand-père ronflait à faire trembler un sourd.
Il jeta un coup d’œil sur l’horloge accrochée au mur, il ne savait pas encore lire l’heure, mais une chose était sûre, plusieurs heures s’étaient écoulée entre le moment où il s’était mis au lit et son réveil. Voilà là un parfait exemple de la relativité des choses : assoupissez-vous une poignée de minutes et vous vous réveillerez bien des heures plus tard. A contrario, dormez douze heures d’affilée et vous vous réveillerez davantage fatigué qu’après une sieste d’une demi-heure. Satané Morphée.

Il se leva, alla dans l’autre chambre vérifier si sa mère dormait là, mais elle n’y était pas. Il sortit dehors vérifier si la voiture de sa mère se trouvait dans le garage, elle n’y était pas. Il se sentit trahi. « Bon Dieu, comment a-t-elle pu me faire cela ? »
Cela signifiait qu’il n’aurait pas le droit à sa balade en ville le lendemain. Les larmes lui montèrent aux yeux.

Il alla aux toilettes qui se trouvaient à côté de la grange, pissa et en sortit. Il était pieds nus, mais il n’en avait pas grand-chose à faire. La boue lui chatouilla les orteils, c’était plutôt agréable.

Il passa le portail et se dirigea vers la maison de ses parents. Il était dans les quatre heures du matin, il faisait plutôt frais, il était pieds nus. C’était l’été, mais la température nocturne n’était pas des plus agréables. Mais cela n’entacha en rien sa détermination. Il comptait à tout prix aller en ville avec sa mère le lendemain.

Sur le trajet, une meute de chiens errants aboya en sa direction et se montra menaçante, mais son courage était décuplé, car il ne pensa qu’au lendemain. Il continua d’avancer tout droit alors même que les chiens aboyaient sur lui et qu’ils se trouvaient à quelques centimètres de lui.
Les chiens lui faisaient habituellement peur. Il avait entendu des tas d’histoires de chiens mangeurs d’hommes. Mais en réalité, il n’était pas certain qu’on ne lui ait pas raconté des cracks. Les adultes font souvent ça. Ils racontent n’importe quoi aux enfants pour les impressionner. Il n’y a rien de plus facilement impressionnable qu’un môme.

Cette épreuve passée, il rentra tranquillement chez lui. La pleine lune éclairait suffisamment pour qu’il y vît quelque chose, car n’allez pas croire que son village était équipé de quelque réverbère que ce fut.
Il accéléra le pas, car le froid commençait à lui faire trembler tout son corps. Il ne voulait pas céder à la tentation de commencer à courir, car, en réalité, il avait un peu peur, mais s’il commençait à courir, pour sûr que la panique allait le gagner. Il s’efforça donc de marcher tranquillement en regardant droit devant lui, il ne fallait surtout pas qu’il se retourne. Il était indubitablement seul, mais il avait une forte impression d’être suivi.
« Tout ça, c’est dans ta tête », répéta-t-il à haute voix plusieurs fois.

Pourtant, arrivé au niveau de la rue où se trouvait sa maison, il commença à prendre ses jambes à son cou. Les derniers mètres semblaient si longs, il était essoufflé et avait terriblement froid.
Arrivé devant son portail, il aperçut quelque chose dans la vigne qui se trouvait dans son jardin. Il ne parvenait pas à distinguer de quoi il s’agissait précisément, car il faisait plutôt sombre et son état mêlant peur et euphorie troublait un peu sa vue.
Puis, soudain, il entendit : « Psst… Hé !

Qui va là ? dit-il.

Psst. »

Il s’approcha un peu de la vigne et là, il faillit tomber à la renverse. Un visage d’homme avec des poils recouvrant tout son visage sur un corps d’araignée regardait en sa direction. Ses yeux brillaient tels ceux d’un chat et il ondulait ses pattes semblant vouloir s’accrocher aux branches. « Psst », fit la bête de nouveau.
Il était complètement tétanisé, il voulait hurler, crier à l’aide, mais aucun son ne parvenait à sortir de sa bouche. Il voulait détaler à toute vitesse, mais il ne parvenait pas à faire le moindre mouvement. Il était paralysé par la peur.

La bête commençait à s’approcher doucement vers lui. Elle lui dit « N’aie pas peur, mon enfant. » C’était très étrange, elle avait la même voix que son frère. Il ne parvenait toujours pas à bouger, ni à émettre le moindre son avec sa bouche. La bête n’était plus qu’à quelques centimètres de lui, quand soudain, il avait récupéré l’usage de ses mouvements et, ni une, ni deux, il s’élança vers les escaliers menant à l’étage de sa maison. Il grimpa les marches deux par deux et, arrivé devant la porte, il tambourina comme un dégénéré.
« Ouvrez-moi, pour l’amour du Christ ! Ouvrez-moi ! »
Sa mère vint lui ouvrir, encore à moitié endormie. « Mais qu’est-ce que tu fais là mon chéri ? »
Il ne répondit rien, il tremblait de peur et de froid. Sa mère l’enveloppa de ses bras et alla le mettre dans son lit.
Il trembla ainsi durant de bonnes minutes avant de trouver de nouveau le sommeil.

Le lendemain, finalement, sa mère avait eu un empêchement et ils n’étaient pas partis en ville. Plus rien n’avait d’importance désormais, il était sûr d’avoir croisé le Diable sur sa route.

Arbres

mon pote Fabrice
avait amené des champignons hallucinogènes
d’un de ses voyages en Asie.
il tenait à tout prix à
ce que j’essaye cela.
« c’est un putain
de trip, mec », m’avait-il dit
pour me forcer à franchir
le pas.
il ne m’en fallait pas autant.

j’en pris donc en toute petite quantité
car j’avais quelque peu
peur des effets que cela
pourraient
avoir sur moi.

au bout d’une vingtaine de
minutes,
mon chat se mit
à me faire des doigts
d’honneur et
à me demander
« d’aller me faire
mettre ».
je fus assez lucide pour
me rendre compte qu’il devait
s’agir des symptômes de
ces foutus champignons.

je fis part à Fabrice
de mon échange avec mon chat,
il me conseilla d’aller faire
un tour dehors car, prendre
l’air
me ferait du bien.

je me levai péniblement
du canapé et, en sortant, dans la cuisine,
je remarquai que ma gazinière
suçait le manche
d’une des casseroles qui était accrochée
au dessus.
« bon, tout va bien », me persuadai-je.

je continuai mon chemin
et une fois dehors,
je m’assis sur l’herbe
dans le jardin. lorsque
je levai ma tête, la stupeur me gagna :
les quelques
arbres qui jonchaient
mon jardin
étaient en train
de faire une partie de basket.
je me mis debout
et ordonna au cerisier de me faire
une passe « et fissa, pour l’amour
du Christ »…

la suite ? je n’en ai pas la
moindre idée. mais
ma poignée de porte
m’a envoyé un sms
pour me dire
de ne pas oublier d’acheter
du terreau
pour le cocktail à
la vodka.
je vous laisse.

Le fils de Satan

Ceci est la suite fictive de la nouvelle "Le fils de Satan" parue dans Le Ragoût du Septuagénaire de Charles Bukowski.

J’ai patienté ainsi durant de longues minutes qui me parurent durer une éternité. Je surveillais régulièrement l’arrivée prochaine de mon père. Néanmoins, la peur et la panique ne me gagnèrent pas. Je devais rester digne. Le chef de la bande, c’était moi.

J’entendis les pas lourds de mon père s’approcher. J’étais toujours au milieu du lit, mais je me suis approché du bord pour surveiller mon père. Je le vis tel un colosse, il tenait une clé à molette dans la main et semblait totalement fou de rage. Ses yeux brûlaient de colère.

« Sors de là, sale fils de pute ! », m’ordonna-t-il. J’ai roulé sur le côté pour me remettre à ma place initiale, au milieu du lit. Mais quand mon père se baissa, son bras était suffisamment long pour m’attraper. Ce qu’il fit. J’ai tenté, en vain, de lui asséner un coup de pied, mais il parvint à l’esquiver. Il m’agrippa de sa main droite et me tira. Je me retrouvais au milieu de ma chambre en une fraction de secondes.

J’étais au sol, il se mit debout et m’accueilli avec un coup de pied entre les côtés, ma respiration fut coupée.
Je tentai de me mettre debout, mais un coup de poing dans l’abdomen vint me remettre au sol.

« Je te tuerai dès que j’en aurai l’occasion, je le jure devant Dieu.

T’auras pas le temps pour ça.

Enfoiré. T’es le pire des pères. »

Il saisit la clé à molette qui gisait sur le sol et m’assena un violent coup au niveau des côtes. Une douleur extrême me gagna. J’étais sûr qu’une cote était fêlée. La douleur était insupportable. Les larmes commencèrent à me monter aux yeux. Mais il n’allait pas avoir le privilège d’avoir mes supplications. Ah ça, non. Un chef de bande se doit de mourir debout.

Il tournait autour de moi tel un catcheur et, avec l’adrénaline, je parvins à me mettre debout. Je vacillais, mais tentai tout de même de lui décrocher une droite au niveau du menton. Il esquiva le coup et je tombais à la renverse.

De nouveau au sol, il m’envoya deux coups de pieds, un dans le dos et l’autre dans le thorax. J’avais du mal à respirer. Je commençai à cracher du sang. La douleur devenait vraiment insupportable. J’étais à deux doigts de tomber dans les pommes.

La colère de mon père ne semblait cependant pas décroître. Son visage commençait à s’empourprer.
« Mon fils ne sera jamais un voyou. Je préfère le tuer de mes propres mains plutôt qu’il devienne un voyou. »

Là-dessus, j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir. C’était probablement ma mère qui venait de rentrer. Je puisai dans mes dernières forces pour crier et l’appeler afin qu’elle me vienne en aide.
D’un pas précipité, elle arriva dans la chambre et dit « Mais qu’est-ce qu’il se passe ici, nom de Dieu ?

Ce qu’il se passe ? Demande à TON fils ce qu’il se passe !

Mais, enfin, tu vas le tuer, arrête ça !

Ce sera peut-être mieux comme ça. »

Ma mère vint s’interposer entre mon bourreau de père et moi. Elle l’intima de s’arrêter. Mais sa colère semblait l’avoir rendu fou.
Elle alla saisir le téléphone, puis appela la police. Entre temps, mon père m’avait gratifié des quelques coups supplémentaires, je commençai à voir flou. Je tournais de l’œil.
La police arriva au bout d’une vingtaine de minutes. Mon père s’était quelque peu apaisé. Il était sorti de la chambre pendant que ma mère me tenait dans les bras et pleurait. Les pompiers étaient également arrivés et je fus pris en charge immédiatement.

Mon père fut embarqué par les flics et il passa la nuit en garde à vue.

Je fus soigné et à mon grand étonnement, je n’avais aucune cote fêlée.

Je n’ai pas revu mon père depuis ce jour. Je savais seulement qu’il avait fait de la prison pour ce fait. Ma mère avait demandé le divorce dans la foulée.

Aujourd’hui, j’ai vraiment envie de le revoir pour lui faire son affaire. J’ai grandi. J’ai pris du muscle et pratique des sports de combats uniquement pour ça…

When VLOOKUP looks to the left

Context

VLOOKUP is an Excel formula which looks up to the right to find a value.

For instance, if you want to know which customer is #282655, VLOOKUP can help you for this: the formula will return “Bastra”.

But, what if you want to find the customer number of Castero? In this case, VLOOKUP will not help you. Indeed, as we said before, the formula only looks to the right, but in our example, the Customer numbers are in the left column.

I will show you three methods to solve this problem:

  • Method A – Manual
  • Method B – Nested formula (which works on every Excel’s versions)
  • Method C – New era

Method A – Manual

In this method, we will simply copy data from column A and paste them in column C. The result column (customer number) will be displayed to the right of the column with the desired value (name):

We are now able to perform the VLOOKUP, but the table array will be column B and C:

This method is easy, but not productive at all. Indeed, suppose that you have tons of data. Or that the data in column A are from an external source.

Method B – Nested formula

The advantage of this method is that it is working properly on every Excel’s versions (including the old versions). You can then share your file with everybody, it does not matter which Excel’s versions they have.

This method is using two formulas: INDEX (Uses an index to choose a value from a reference or array) and MATCH (Looks up values in a reference or array).

We will have:

Method C – XLOOKUP

With Microsoft365, the firm from Redmond brought a gift for millions of Excel’s users: the VLOOKUP which looks to the left – XLOOKUP.

The structure of the formula is quite similar to the VLOOKUP, except that we must split the lookup array and the return array.

So, we will have:


You can download the file used as example here:

La RechercheV vers la gauche

Contexte

La RechercheV permet de rechercher des données dans un tableau en renvoyant vers une colonne toujours située à droite.

Par exemple, si on souhaite savoir à quel nom correspond le numéro de client 282655, grâce à une RechercheV, on déterminera qu’il s’agit du client Bastra.

Mais qu’en est-il si on souhaite avoir le numéro client de Castero ? En effet, la RechercheV permet le renvoie d’une valeur uniquement située dans une colonne située à droite.

Je vais vous présenter ici trois méthodes :

  • Méthode A – Méthode Manuelle
  • Méthode B – Compilation de deux formules (fonctionne sur toutes les versions d’Excel)
  • Méthode C – Méthode moderne (uniquement sur Microsoft 365)

Méthode A – Méthode Manuelle

Dans cette méthode, on va copier la colonne A et la coller dans la colonne C. Ce faisant, on aura la colonne de résultat (numéro client) à droite de la colonne de la valeur recherchée (Nom) :

On peut donc maintenant faire notre RechercheV classique, mais en sélectionnant le tableau de la colonne B et C :

Cette méthode est simple, mais n’est pas du tout pratique. En effet, supposez que vous ayez une grande quantité de données. Ou alors que les données de la colonne A proviennent d’une source externe.

Méthode B – Compilation de deux formules

Cette méthode permet de pallier l’absence d’une « RechercheV vers la gauche » sur certaines versions d’Excel. Elle a donc l’avantage de fonctionner sur toutes les versions (donc, si vous préparez un fichier pour un collaborateur, il pourra pleinement l’utiliser, peu importe la version de son Excel).

On va donc compiler la formule INDEX (permet d’indiquer une valeur au croisement d’une ligne et d’une colonne) et EQUIV (une sorte de recherche simple d’une valeur).

On aura donc :

Cette formule, bien qu’un peu plus complexe que celle qu’on va voir dans la méthode C, fonctionne très bien et sera exploitable sur toutes les versions d’Excel.

Méthode C – La RechercheX

Avec Microsoft365, la firme américaine a réalisé le rêve de nombreux utilisateurs d’Excel, elle a apporté enfin la « RechercheV vers la gauche » : voici la RechercheX.

Dans sa structure, la RechercheX fonctionne comme une RechercheV, à l’exception qu’on distingue la colonne de la valeur recherchée et la colonne de résultat.

Ainsi, dans notre exemple, on aura :

Vous pouvez récupérer le fichier ici :

N’hésitez pas de me faire part de vos commentaires et remarques. Et si vous avez des questions, n’éhsitez pas à les poser en commentaire.

Animal

avec Hélène, même si
cela ne faisait que
quelques mois que
nous étions ensemble,
c’était
vraiment l’amour
fou entre nous.
d’autant plus que
nous partagions un
amour incommensurable
pour les animaux.

nous ne voulions
pas perdre de temps,
aussi décidâmes-nous d’emménager
ensemble très rapidement.

Hélène faisait
ce que font toutes les
femmes lorsqu’elles
veulent quelque chose :
elle ne cessait de
me rabâcher tout le temps
le même discours.
n’étant pas plus con
que la moyenne,
je compris bien assez vite
qu’elle voulait qu’on se prenne un animal.

ayant mené ma petite enquête,
je compris qu’elle avait
un certain penchant pour les chevaux.

mon pote Louis
connaissait quelqu’un
qui pouvait me dégoter ce que
je cherchais.

ainsi, deux semaines plus tard,
je fis la surprise à Hélène…
mais sa réaction n’était pas celle
escomptée.

« mais t’es complètement
abruti ou quoi ? on vit dans un appart’,
quand je parlais d’animal
de compagnie, je pensais
à un chien ou un chat, nom de Dieu ! »
elle avait visiblement marqué un point…
c’est dur de cerner
les désirs des femmes, n’est-ce pas ?

Fifa

Ceci n’est pas une bite

Chaque année, c’est la même chose, l’histoire se répète,
On craque nos doigts on et on sort les manettes.
Pourquoi ? Parce qu’il y a la sortie du tout nouveau Fifa,
On prépare cinquante euros et on file au magasin fissa.

C’est toujours la même chose : aucune nouveauté, rien de tout ça,
Et comme toujours, on se fait la promesse qu’on ne l’achètera pas,
Mais avec le froid et les week-ends pleins de pluie,
Il est le remède salvateur pour vos soirées entre amis.

On allume la console et on insère délicatement le disque dans la fente,
Lorsque retentit « EA Sport, It’s in the Game », l’excitation augmente.
Le moment est venu de choisir son équipe favorite, celle qui nous a plu,
L’adversaire fait son choix et à compter de là, l’amitié n’existe plus.

Faire sa compo est hautement stratégique, c’est un instant crucial,
Choisir le bon attaquant, le bon milieu et le bon défenseur central
Aura une importance jusqu’à l’ultime minute du temps réglementaire,
Sur console, ce sont les joueurs qui donnent la victoire et non Sepp Blatter.

Lorsque les filets tremblent, la joie est pure, elle est immense,
Alors que l’adversaire est envahi d’une tristesse que rien ne panse.
Il lui faut impérativement revenir au score le plus vite possible,
Sinon il sera la risée et des moqueries de ses potes, il sera la cible.

Un but, deux buts, trois buts à zéro et c’est le PLM,
C’est le fiasco pour l’adversaire mais c’est ce qu’on aime.
La victoire compte, mais plus importante est la distraction,
Alors ramenez-moi Soares pour que je lui détruise le fion.

Automatisation des dotations aux amortissements

Préambule

Lorsqu’un bien est acquis par une entreprise, elle a la possibilité de mettre ce bien à l’actif de son bilan (et ainsi, ne pas prendre la totalité de la charge sur l’exercice).
Le bien doit, en réalité correspondre à une certaine définition pour ce faire. Nous allons faire ici abstraction de ces règles et n’allons nous focaliser que sur l’aspect technique du calcul de ce qu’on appelle « dotations aux amortissements ».
De surcroît, on ne va parler que des amortissements linéaires et non des amortissements dégressifs.

Dotations aux amortissements : kezako ?

Les règles comptables permettent, pour certains biens, de n’impacter le compte de résultat qu’au prorata de l’utilisation de ces biens (sur une durée prédéfinie). Prenons un exemple : Une entreprise achète une machine A 500 000€ qu’elle estime utiliser 5 ans. Ainsi, on aura, durant chaque année d’utilisation 500 000 / 5 = 100 000€ qui seront passés au compte de résultat par un jeu d’écritures comptables.

OK, mais si on achète le bien en cours d’exercice ?

Très bonne question, en effet. Car si l’on achète un bien au mois de décembre 2020, il serait injuste qu’on prenne le même montant sur l’exercice 2020 que sur l’exercice 2021.

C’est là qu’intervient une notion au nom barbare : le prorata temporis. Cela signifie simplement que l’on va fractionner ce montant en fonction du nombre de mois (ou de jours) sur l’exercice où le bien a été acheté.

Reprenons notre exemple précédent : supposons que le bien a été acquis au mois d’octobre 2020. On aura sur l’année 2020 un montant de 500 000 / 5 x 3 / 12 = 25 000€ . 3 / 12 car d’octobre à décembre, il y a trois mois (en comptant octobre inclus).

Le fichier Excel de calcul

Le fichier est très simpliste, il contient deux onglets : le premier servant à indiquer la date de clôture et le second contient le détail des immobilisations avec les calculs.

Vérifions par exemple le Logiciel C :

Le logiciel a été acquis le 13/10/2018 pour un montant de 2 000€. Sur l’année 2018, il a donc été utilisé du 14/10 au 31/12/2018, soit 79 jours. Le montant de la dotation sur 2018 est donc de 2 000 / 3 x 79 / 365 = 144,29€. Dans le fichier on a 144,44€ en amortissement antérieur, c’est donc correct.

Et donc, pour l’année 2019, on a 2 000 / 3 = 666,67€.

Le fichier de travail est à récupérer ici :

Le Diable

Photographie d’une autre époque

Je ne me rappelle pas exactement l’âge que j’avais à l’époque. Peut-être dans les dix ans, quelque chose comme ça. J’étais en France depuis trois ou quatre ans. Je retournais, à l’époque, tous les étés en Roumanie, mon pays natal. C’était plutôt cool, jeune, j’adorais y retourner. Je vivais comme un pacha, on m’appelait le « Français », alors qu’en France je n’étais rien de plus que le « Gitan ».

J’avais encore pas mal de famille à l’époque qui était restée en Roumanie. C’était ensuite qu’une vague de départ avait eu lieu. Mes parents et moi étions parmi les premiers à avoir quitté la Roumanie pour aller vivre en France. Aussi, lorsque j’y retournai chaque année, j’étais content comme un parieur ayant misé sur un outsider. J’y retrouvais des oncles, des tantes, des cousins et des cousines. Bref, vous avez pigé, c’était plutôt cool.

J’adorais passer du temps avec mon cousin Bastien. C’était un chic type à l’époque. Maintenant, il est marié et a même une fille. Les choses ont changé.
A l’époque, on marchait des kilomètres pour aller dans un bled où il y avait un coiffeur, des magasins de vêtements et il y avait même une pizzeria. Avec les quelques euros que mes parents me filaient, nous étions les rois du pétrole. C’était cool, je veux dire, c’était vraiment cool cette époque.

Je me souviens d’une fois où, après avoir mangé une grosse pizza à deux, mon cousin avait eu l’idée d’aller se faire coiffer et de se faire deux traits au niveau de sa tempe gauche. Sur le chemin du retour, par un cagnard improbable, un véhicule s’arrêta à notre niveau. C’était le prêtre du village. Il avait reconnu Bastien. Nous étions, par un pur hasard, juste devant une espèce de club de strip-tease. Le hasard fait parfois mal les choses.

« Que Dieu vous bénisse les mômes. Qu’est-ce ce que vous faites là par ce temps ? Vous allez avoir un malaise.

Euh… Bonjour mon Père, bafouilla mon cousin. Bah on était en ville et là on rentre.

A pieds ? Vous êtes fous ? Allez, montez.

Merci mon Père, répondîmes-nous en chœur. »
C’était sympa parce que la route qu’il nous restait était encore longue. Mais notre réputation en eut pris un coup. Nous étions désormais catalogués comme les deux gamins qui rodaient autour des clubs de strip-tease.
Depuis ce temps, nous ne rodons plus aux alentours, nous les visitons. Mais ça, c’est une autre histoire.

Bref, avec mon cousin, nous voulions un truc pour nous amuser. Il connaissait un vieux du village qui voulait donner des petits chiots. Aussi décidâmes-nous de nous rendre chez lui pour voir ce qu’il en était.

« Bonjour M’sieur, z’avez des chiots à donner ?

Bonjour les mômes. Oui, précisément. Vous voulez les voir ?

Oh oui, ce serait super chouette. N’est-ce pas Dmitri ?

Oh pour sûr m’sieur. Pour sûr. »

Nous suivîmes ce vieux monsieur vers une espèce d’étable où étaient entreposés, en plus d’une vache et d’un cheval, cinq petits chiots dans un minuscule enclos.
Petite aparté, lorsque j’étais jeune, j’avais toujours vu une vache et un cheval dans l’étable. Aussi, il était tout à fait naturel pour moi de penser que le cheval était le mâle de la vache. Bon sang que je pouvais être naïf à cette époque.

Tous les chiots étaient tous plus mignons les uns que les autres. Nous voulions tous les prendre, mais savions pertinemment qu’il s’agissait d’une terrible idée.
Le vieux nous laissa quelque temps avec les chiots pour qu’on prenne le temps de nous décider. Nous nous mîmes d’accord sur une petite boule de poils de couleur marron et blanc. Il était terriblement mignon.

Nous fîmes part de notre choix au vieux mais il nous expliqua qu’un problème se présentait.
« Ah ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

Il est encore trop petit. Mais dans une semaine et demie ou deux, il est à vous.

Ah ! » fîmes-nous l’air triste.

Tant pis, nous rebroussâmes chemin et nous dirigeâmes vers le domicile de mon cousin. Comme nous n’avions pas vu le temps passer, il faisait déjà presque nuit. Enfin, je veux dire, vraiment nuit, pas comme à Paris où on a du mal à distinguer le jour de la nuit tellement c’est éclairé.

Heureusement mon cousin connaissait les chemins comme sa poche et nous nous dirigeâmes à pas de course vers chez lui. Aucun de nous deux n’osa avouer que nous avions la trouille. Pourtant, cela se voyait que nous avions les chocottes tous deux.

Nous avions un sacré challenge à franchir. En effet, la maison de mon cousin était bordée par deux cimetières : l’un pour les orthodoxes et l’autre pour les catholiques. Non pas que nous crûmes à toutes ces sottises de morts-vivants ou quoi, mais bon, il y a meilleur endroit pour se balader la nuit qu’un cimetière.

Lorsque nous fûmes aux abords du premier cimetière, celui des catholiques, il faisait noir comme pas possible. Seule la lune nous délivrait son peu de lumière. Pourtant, nous vîmes un type venir en notre direction. Plus il s’approchait, plus j’avais les chocottes. Mon cousin aussi, mais il ne me l’avoua que bien plus tard.

Lorsqu’il fut qu’à quelques mètres, nous vîmes qu’il portait un vélo sur ses épaules. Nous nous regardâmes avec mon cousin et fronçâmes les sourcils.

Il était maintenant à notre niveau, mais nous ne parvînmes pas à distinguer son visage, encore moins à l’identifier. Mon cousin et moi dîmes : « Bonsoir m’sieur ! », mais le type n’eut aucune réaction et nous eûmes aucune réponse. C’est comme s’il ne nous avait pas vu.

Peu importait, nous continuâmes notre route, accélérant le pas de plus en plus vite. Encore une fois, ni mon cousin, ni moi voulions montre un quelconque signe de frayeur, à cet âge, la dignité était quelque chose de très important. Enfin…

Nous nous regardâmes avec mon cousin, puis prîmes tout notre courage entre nos mains pour nous retourner et voir où était le type.

Nous pivotâmes et, bon Dieu, le type s’était évaporé. Il avait tout bonnement disparu. Nulle trace de lui. C’était tout simplement impossible. Il n’avait nulle part où aller. L’entrée du cimetière était fermée, aucune habitation aux alentours et la route ne permettait pas de bifurquer.

Nous nous regardâmes de nouveau mon cousin et moi et, ni une, ni deux, il prit ses jambes à son cou et couru comme un dératé. Je fis de même, toute dignité mise de côté, mais mon cousin était plus athlétique que moi, il courait vite ce con. Je tentais désespérément de suivre son allure mais il allait trop vite.

Il prenait de plus en plus de distance sur moi, j’avais les larmes aux yeux, mais je ne pouvais pas pleurer, j’estimais ne pas être une lopette, tout de même.

Bastien était évidemment arrivé avant moi chez lui et lorsque je l’y rejoignis, nous étions essoufflés comme pas possible. Nous nous contentâmes de nous regarder sans rien dire et rentrâmes chez lui.

Lorsque nous eûmes repris nos esprits, il osa : « Tu te rends compte mec, on vient de croiser le Diable.

Ouais.

Ouais. »

Nous allâmes nous coucher sans même regarder la télé. C’était quelque chose.